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Gestion
de l'azote |
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Fertilisation
raisonnée |
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Base des préconisations

Les traitements sont mis en œuvre après avoir pris connaissance
des indications figurant sur les étiquettes des produits. S’assurer
que l’usage des produits est autorisé sur la betterave.
Respecter, quand ils sont mentionnés, les délais d’emploi avant
récolte. La réalisation de traitements avec des produits phytosanitaires
nécessite le respect d’un certain nombre de précautions et de
mesures notamment pour réduire les risques pour l’environnement
et en particulier vis-à-vis de la pollution des eaux.

| • |
Réviser le pulvérisateur avant chaque campagne. |
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Avant chaque application, vérifier l’appareil
et procéder aux réglages et réparations nécessaires. |
| • |
Suivre les instructions figurant sur l’étiquette
des produits de traitement et les autres informations
techniques (notices…). |
| • |
Ne préparer que le volume de bouillie nécessaire
à la surface à traiter. |
| • |
Eviter tout débordement des cuves. |
| • |
Protéger les points d’eau proches du site
de remplissage contre tout déversement accidentel de produit
ou de bouillie (dispositifs et équipements de sécurité,
distance et situation du site de remplissage par rapport
aux points d’eau). |
| • |
Rincer 3 fois au moins les emballages à
l’eau claire et vider les eaux de rinçage dans le pulvérisateur. |
| • |
Ne pas traiter près d’un point d’eau en
respectant une distance qui évite une dérive d’embruns. |
| • |
Traiter par temps calme et éviter que le
vent entraîne la bouillie hors de la parcelle. |
| • |
Diluer les reliquats de bouillie, les pulvériser
au champ et rincer le pulvérisateur au champ. |
| • |
Eliminer correctement les emballages et
les produits non utilisés. Ne pas les brûler. |
| • |
Pour en savoir plus, consulter la brochure
“Techniques d’application et de manipulation des produits
phytosanitaires utilisés en agriculture” groupe TAM du
CORPEN, octobre 1996, “Desherbage” groupe Phytoprat du
Corpen, juin 1999 (se renseigner auprès de votre technicien
local). |
Afin
de préserver la faune sauvage, tenir compte à efficacité agronomique
équivalente des recommandations de l’Office National de la Chasse
présentées dans sa brochure “Choisissez et doser”. On se référera
également à l’étiquette des produits (emballage et notice technique).
Actuellement, l’utilisation en mélange à la cuve des produits
phytosanitaires n’est généralement pas examinée dans le cadre
de l’homologation. Les risques de toxicité et d’écotoxicité
de ces mélanges ne sont donc pas explicitement évalués.
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Lutte contre les ravageurs |
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Base des préconisations

Pour obtenir une
population de betteraves suffisante et homogène nécessaire
pour obtenir une productivité élevée, il faut viser un
objectif de levée en terre des semences de 80% et assurer
une protection de la plantule très efficace jusqu’au stade
2-4 feuilles, puis maintenir le système racinaire et la
couverture foliaire indemnes de ravageurs jusqu’à la récolte.
Les techniques culturales peuvent créer des conditions
défavorables à la présence de certains ravageurs dans
le sol. Le travail du sol dans l’interang modifie le réseau
fissural et l’humidité du sol et contribue à perturber
l’activité de ravageurs souterrains (blaniules, scutigérelles,
limaces), la profondeur de semis est déterminante vis-à-vis
des dégâts de rongeurs. Les successions culturales ont
un rôle déterminant. Ainsi la succession betterave/betterave
est vivement déconseillée en particulier car très favorable
aux pullulations d’atomaires et aussi de nématodes. Il
en est de même pour les rotations courtes intégrant la
betterave et des crucifères multiplicatrices. A l’inverse,
on emploie des crucifères résistantes au Nématode de la
Betterave pour lutter contre ce parasite, dans le cadre
des jachères notamment. |
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Des seuils d’intervention
sont définis contre certains ravageurs : niveau de dégâts
pour les noctuelles du feuillage. Des piégeages peuvent
également être utilisés (Limaces).
La lutte chimique est souvent indispensable. Elle peut
parfois (cas de la protection aphicide par traitement
de semences) être plus pertinente en préventive qu’en
curative en terme d’efficacité et de respect de l’environnement.
La faune (coccinelles, chrysopes, syrphes, carabes…) et
les organismes auxiliaires (entomophtorales) sont surtout
présents à partir du début de l’été. C’est donc en particulier
en période estivale qu’il convient d’utiliser des produits
qui les respectent et d’éviter les pratiques qui leur
sont néfastes.
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Connaître l’historique des parcelles
et leurs caractéristiques d’infestation. |
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Implanter la culture dans les meilleures
conditions puis assurer une surveillance régulière. |
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Evaluer et hiérarchiser les risques. |
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Utiliser au semis les traitements
de semences ou le microgranulé adapté au ravageur
le plus redouté. |
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Respecter les seuils d’intervention
quand ils sont définis. |
| Rongeurs : |
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Assurer une bonne mise en terre des
semences pour éviter ou limiter les dégâts. |
| Nématode : |
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En présence d’une forte infestation
:
éviter les crucifères sensibles dans la même
sole. |
| Ravageurs aériens
: |
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Quand le risque de jaunisse est dominant,
utiliser les traitements insecticides de semences
à forte efficacité anti-pucerons. |
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Intervenir en végétation selon les
recommandations diffusées par les SRPV. |
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Utiliser des insecticides respectant
la faune auxiliaire en particulier en période estivale. |
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Cultiver deux années de suite des
betteraves dans la même parcelle. |
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Utiliser des produits qui ne sont
plus homologués, ou dont l’usage n’est pas prévu
en betterave. |
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Traiter systématiquement avec des
produits inadaptés. |
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Ne pas faire de protection au semis,
ce qui conduit à des traitements plus nombreux en
végétation. |
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Laisser des semences traitées ou des
microgranulés insecticides sur la surface du sol. |
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Intervenir en végétation de manière
précipitée alors que le risque de dégâts est faible. |
| Rongeurs : |
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Appliquer en généralisé des appâts
empoisonnés non protégés. |
| Nématode : |
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Effectuer des rotations courtes intégrant
des crucifères multiplicatrices (colza, moutarde,
navette…) |
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Désherbage |
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Base des préconisations

La concurrence
des adventices se manifeste essentiellement vis-à-vis
de la lumière, de l’eau et des éléments fertilisants et
peut se traduire par des chutes de productivité importantes.
En outre la présence de mauvaises herbes développées en
fin de saison entrave le bon déroulement des opérations
de récolte. Les objectifs pour l’éleveur sont :
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d’empêcher le développement des adventices
dès la mise en place de la culture pour limiter
la concurrence particulièrement forte en début de
végétation. |
| • |
d’éviter le salissement de la parcelle
qui nuit aux opérations culturales et en particulier
à la qualité de la récolte. |
| • |
de limiter le stock de semences de
la parcelle pour peu à peu alléger ses programmes
de désherbage dans la culture de betteraves elle-même
et dans l’ensemble des cultures de la rotation. |

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L’éleveur fait
appel à tout un éventail de méthodes. Par le biais du
travail du sol, il peut détruire les adventices déjà présentes
; limiter l’échelonnement des levées d’adventices et faciliter
ainsi leur destruction. Le binage mécanique en cours de
végétation ou le désherbage thermique plutôt utilisé en
agriculture biologique sont des techniques de désherbage
efficaces. Enfin l’ordre de succession des cultures peut
aider au contrôle d’adventices et des repousses des cultures
précédentes : pomme de terre, colza.
Le désherbage chimique repose sur l’utilisation de substances
actives herbicides peu nombreuses - une dizaine - qui
ont été mises sur le marché essentiellement entre 1964
et 1975. Le désherbage de la betterave met en œuvre des
programmes associant des interventions de pré et de post-émergence
qui combinent l’action de ces substances actives en élargissant
le spectre d’efficacité et en réduisant la phytotoxicité
pour la culture.
Le choix des herbicides et des doses est modulé selon
la flore présente, le stade des betteraves et la situation
météorologique. |
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Bien connaître la flore présente dans
chacune des parcelles de l’exploitation. |
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Se référer aux recommandations et consulter le système expert de désherbage BETSY (www.itbfr.org). |
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Détruire les adventices déjà présentes
par le travail du sol ou par application d’herbicides
non sélectifs non rémanents, avant la mise en place
de la culture. |
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Surveiller régulièrement les parcelles
et adapter le programme de désherbage à la flore
présente (espèces, densité, stade). |
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Dans le cas de sols se ressuyant vite,
en l’absence de matricaires, ou très riches en matière
organique préférer l’impasse de traitement de préémergence. |
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Si possible, appliquer les herbicides
en localisé sur le rang |
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Réaliser des binages mécaniques pour
compléter le désherbage et structurer l’interang. |
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En agriculture biologique en cas d’infestation
forte il est possible de réaliser en complément
du binage un désherbage thermique sur le rang au
stade 4 à 6 feuilles de la betterave . |
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Consulter les prévisions météorologiques
avant chaque intervention. |
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Participer aux opérations d’aménagement
du paysage visant à limiter le transfert par ruissellement
des produits phytosanitaires (mise en place de zones
tampons, de dispositifs enherbés…). |
Pour les traitements
de post émergence.
Dans le cas d’utilisation de doses réduites
d’herbicide : |
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Intervenir sur les adventices très
jeunes, stade “point vert” en fractionnant les interventions. |
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Réaliser la lutte contre les graminées
en post levée. |
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Tenir compte de l’hygrométrie de l’air.
Quand les conditions sont sèches, traiter de préférence
le matin quand l’hygrométrie est encore élevée. |
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Effectuer des préparations de sol
très motteuses (levées échelonnées des adventices
plus difficiles à contrôler) ou trop affinées (risques
de battance ou de ruissellement). |
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Mettre en œuvre des traitements “standards”
sur l’ensemble des parcelles quelles que soient
les caractéristiques de la flore. |
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Laisser un intervalle de temps trop
long entre les interventions de postémergence. |
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Traiter tardivement sur des adventices
trop développées. |
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Traiter par forte chaleur (plus de
25°C) ou par vent fort. |
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Traiter avec une pression trop forte
(supérieure à 3 bars), à l’origine de dérive. |
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