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Gérer
les intercultures |
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Pour
limiter le lessivage des nitrates |
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Base des préconisations

| Au cours de l’interculture précédant
l’implantation de la betterave fourragère, sous l’effet
du processus de minéralisation qui se produit en fin d’été
et à l’automne, des nitrates sont produits en quantité
plus ou moins grande selon les années. Par ailleurs, lorsque
les conditions climatiques ou sanitaires n’ont pas permis
à la culture précédente d’atteindre l’objectif de rendement,
une partie de l’azote apporté n’a pas été absorbée et
reste dans le sol à la récolte. |
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Les nitrates présents peuvent être ensuite
lessivés durant l’automne et au cours de l’hiver. Si du
fait de son enracinement profond la culture de betterave
est capable, au printemps suivant, d’aller rechercher
une partie de l’azote lessivé au-delà de 90 cm de profondeur,
des pratiques culturales permettent également de minimiser
ces risques :
- par la gestion correcte des résidus de culture du précédent
- par la limitation des surfaces de sol nu pendant l’interculture. |
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Enfouir les pailles. |
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Bien répartir les débris végétaux
à la surface du sol, les enfouir tardivement. |
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Organiser ses successions culturales
pour minimiser les périodes d’intercultures et limiter
les sols nus en conditions lessivantes. |
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Dans les situations à risque, il est
conseillé de mettre en place une culture intermédiaire
piège à nitrate, qui mobilise la majeure partie
de l’azote minéral présent dans le profil qu’il
provienne des reliquats de la culture précédente,
de la minéralisation de l’azote du sol ou des amendements
et fertilisants organiques.
Toutefois, si l’utilisation raisonnée des cultures
intermédiaires pièges à nitrate garantit l’amélioration
de la qualité des eaux drainantes, on peut observer
après ces cultures un effet légèrement dépressif
qui affecte la productivité de la betterave qui
suit. Afin de limiter ces arrière-effets négatifs,
elles seront implantées aussitôt que possible après
la moisson avant le 15 septembre puis détruites
en novembre. |
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Détruire trop tôt ou implanter trop
tard la culture intermédiaire. |
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Réaliser des déchaumages trop fréquents
au cours de l’été. |
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Préparer
la bonne conservation des betteraves fourragères |
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Base des préconisations

La betterave fourragère
est destinée à être stockée en silo à l’état frais et
sans fermentation pour permettre l’alimentation des animaux
durant les mois d’hiver.
Les betteraves se conservent facilement à condition d’être
saines et sans blessure. Pour cela, il faut éviter de
rentrer des betteraves malades (rhizoctone…), de blesser
les racines au moment de l’arrachage ou de conserver des
betteraves qui ont subit des gelées.
La betterave est une matière vivante qui respire et dégage
de la chaleur et de l’eau, la confection du silo doit
permettre à la betterave de respirer et d’évacuer les
excès de chaleur et d’humidité. |
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Dans ces conditions,
faciles à réaliser, la conservation des betteraves dure
plusieurs mois (jusqu’ à 5 mois et plus), et ne dégage
pratiquement aucun jus susceptible de polluer l’environnement
du silo.
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Surveiller les attaques de maladies en culture. |
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A l’arrachage régler la machine de
façon à ne pas décolleter les betteraves fourragères
tout en assurant l’effeuillage. |
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Soigner le désherbage en début de
culture, pour éviter de rentrer de l’herbe fermentescible
dans le silo à la récolte. |
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Pratiquer des trous d’aération de 60 cm de diamètre tous
les trois mètres dans la bâche du silo. |
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Protéger les betteraves en les couvrant de paille dès les
premiers risques de gel. |
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Conserver les betteraves à l’abri du gel. |
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Eliminer, ou faire consommer les betteraves gelées tout
de suite après leur dégel. |
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Pratiquer un chaulage excessif de
la culture. Cette pratique peut provoquer un blocage
du bore et favoriser le développement de la maladie
du cœur noir et des fusarioses associées. |
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Décolleter les betteraves fourragères. |
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Couvrir trop tôt le silo. |
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Conserver des betteraves gelées ou
malades |
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Réaliser un silo trop important qui
gêne la circulation de l’air (ne pas dépasser
4 mètres de large et 1,8 mètre de haut). |
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Rentrer dans le silo trop de “matières
vertes fermentescibles” (feuilles de betteraves,
mauvaises herbes). |
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