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Destinée à être stockée à l’état frais
et sans fermentation, la betterave garde facilement sa qualité
pendant les 4 à 5 mois de conservation en silo. Quelques règles
simples à respecter suffisent pour cela.
Afin d’éviter de rentrer des betteraves fourragères malades
(rhizoctone) qui induisent par la suite des dégradations de
conservation du silo il est important d’éviter le développement
des maladies des racines. Pour cela des précautions sont à prendre
dès le semis et le choix de la parcelle :
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La
qualité de la conservation des betteraves se joue dès l’implantation
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Eviter les retours fréquents (3 à 4 ans) sur une même parcelle avec de la betterave fourragère.
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Semer à une densité suffisante (120 130 000 graines à l'ha) pour avoir des racines homogènes et limiter les chocs lors de la récolte mécanique.
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S’assurer d’une bonne disponibilité en bore.
Sa carence peut entraîner sur racine la maladie du cœur
de la betterave.
Cette maladie est souvent aggravée en année sèche par
la présence de phoma (attention un chaulage excessif de
la culture peut provoquer un blocage du bore). |
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Semer suffisamment tôt
(15 mars/15 avril) pour atteindre la “maturité”
avant les premières périodes de gel. |
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En luttant contre les maladies du feuillage
et contre les parasites du sol, on facilite l’absorption
du bore et des éléments minéraux du sol par la betterave.
Utiliser des variétés résistantes en zone à rhizomanie.
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Il
faut également :
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Surveiller le développement des mauvaises
herbes dès le début de la culture. La présence, à la récolte,
de trop de “matières vertes” fermentescibles avec les
betteraves nuit à la bonne conservation. |
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Récolter des betteraves saines et entières |
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Récolter les betteraves une fois la “maturité”
acquise quand les feuilles du bas du collet sont desséchées.
Les racines sont alors moins sensibles aux chocs liés
à l’arrachage.

Ne pas décolleter les betteraves et régler les effeuilleuses
sur les betteraves les plus hautes de façon à ne pas blesser
de betteraves. Il vaut mieux garder quelques feuilles
sur la plante plutôt que de blesser les betteraves. Tas
de betteraves 3 - 4 m hauteur et largeur maximums
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Eviter de récolter les betteraves malades
(ne pas récolter la partie de parcelle attaquée par le
rhizoctone brun ou violet). |
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Confectionner
un silo qui respire |
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La racine de betterave fourragère est un
produit vivant qui “respire” et dégage de l’eau et de
la chaleur. Il est donc nécessaire de concevoir un silo
ou de réaliser un tas permettant une bonne ventilation
des betteraves. Au moment de la fabrication du silo, éviter
de trop manipuler les betteraves : les reprises pour remonter
les betteraves en hauteur sont à éviter, cela les blesse. |
Quelques règles simples pour un silo qui “respire” :

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Réaliser un tas ou un silo ne dépassant
pas 3 à 4 mètres de large et 1.80 mètre de haut. Il doit
être réalisé de préférence à l’extérieur sur une aire
bétonnée ou un sol sain. Ne pas couvrir avant les premières
gelées.
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Prévoir des trous d’aération de 60 à 70 cm de
diamètre tous les trois mètres si vous avez bâché le tas
de betteraves.
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Il vaut mieux faire un silo long plutôt que large. |
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Comment réagir en cas de risque de gel ?
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Avant la réalisation du silo penser à
l’orienter de façon à éviter que les vents dominants
n’attaquent le front de silo.
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Couvrir le tas à l’arrivée des premières
gelées de 30 à 40 cm de paille et d’une bâche tendue
à la base. N’oubliez pas de réaliser les aérations.
Retirer la bâche une fois les gelées passées.
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Si des betteraves gèlent en terre ou
au silo, ne les conservez pas en tas, elles pourriront
et endommageront les betteraves saines. Vous pouvez
attendre qu’elles dégèlent et ensuite les faire consommer
très rapidement par les animaux. |
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Pour la reprise: protéger le dessus du front d'attaque par une bâche permet d'avoir des betteraves sèches, donc plus faciles à nettoyer |
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